Les rencontres qui font Tyllt #04 !

Chez Tyllt, nous allons à la rencontre de différents acteurs pour dialoguer avec eux et aborder leurs impressions et expériences autour de la “caution” (dépôt de garantie). Aujourd’hui, nous échangeons avec Romain Lirot, Président de l’association La Consigne Bordelaise, une alternative à l’usage unique des contenants alimentaires en verre 

1 – Bonjour Romain, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Romain LIROT, 27 ans, j’ai grandi en région parisienne, je me suis installé à Bordeaux en 2016 et je compte y rester encore deux/trois belles années. 

Fraîchement diplômé de KEDGE, je suis notamment le coordinateur et président de l’association La Consigne Bordelaise. On propose une alternative à l’usage unique des contenants alimentaire en verre, ceux utilisés pour la bière, le jus, la confiture par exemple. On propose donc une solution aux producteurs locaux en les intégrant à la filière de réemploi de contenants en verre que l’on va co-créer avec eux.

 

J’aime dire que je suis un acteur de l’économie circulaire, qui adhère sérieusement à l’idée de l’intérêt collectif. Je pense que si l’on veut répondre aux enjeux auxquels on est d’ores et déjà confrontés, notamment liés au dérèglement climatique, il y a une grande nécessité à coopérer et fédérer les acteurs des territoires. 

2 – Qu’auriez-vous envie de dire sur le principe de la caution ? (on fait référence dans ces questions aux cautions/dépôt de garantie de la vie « courante » : location saisonnière, de skis, de voitures, consignes dans les filières « circulaire », prêts)

C’est un outil formidable qui permet de donner de la valeur au bien qu’on s’apprête à obtenir pour une durée déterminée, plus ou moins courte. Si on s’acquitte d’une somme pour un certain lapse de temps, on a malgré tout conscience que, si l’on rapporte ou rend le bien dans l’état où il a été confié, ce montant sera intégralement rendu. Ce gage incite l’utilisateur à prendre soin de l’objet, du bien dont il aura la responsabilité pendant la durée de son utilisation. En économie circulaire, ça s’apparente à de l’économie de la fonctionnalité. On ne vend pas le produit mais bien son usage. L’entreprise, dans une logique d’économie d’énergie, de ressource, d’allonger la durée de vie du produit va faire en sorte de concevoir un produit durable et adapté à l’utilisation de la cible. Le matériel peut donc être plus coûteux à sa conception, mais sa, longévité va lui permettre d’être plus économe sur le long terme. En rajoutant une caution, on s’assure que l’utilisateur fera de son mieux pour en prendre soin. On l’implique dans la durée de vie du produit, puisque la somme demandée est assez incitative pour qu’il adopte les gestes adaptés pour récupérer sa caution. Attention, il ne faut pas que la somme soit trop contraignante ou effrayante si l’on ne veut pas perdre l’intéressé.

3 – Quelle est votre dernière expérience avec la caution ?

Lors de mes courses dans une épicerie vrac à Bordeaux, pour un pot de crème fraîche.

4 – Vous est-il déjà arrivé de renoncer ou hésiter à un service à cause d’une caution trop élevée ?

Ça n’est pas impossible ! Ou j’ai adapté mon choix en conséquence. 

5 – Quelle émotion génère chez vous le sujet caution ?

C’est une garantie, il faut faire preuve de sérieux si l’on ne veut pas pâtir des conséquences et payer les dommages qu’on aurait alors causés. Seul point noir c’est au niveau des locations immobilières, où il y a un fort taux d’abus de la part des propriétaires, les recours sont longs et très compliqués. 

6 – Dans votre monde idéal, par quoi serait remplacée la caution telle que vous la connaissez ?

La confiance ? 

7 – Voulez-vous nous partager une de vos actualités ? 

Les deux premières adhésions côté producteurs : un de vin, l’entreprise Oé, l’autre est un brasseur amateur de bières artisanales, la Brasserie La Belle Endormie. On s’occupera de la gestion de la collecte, du lavage et du reconditionnement de ses bouteilles commercialisées dans Bordeaux Métropole pour le premier. Pour le deuxième, on part d’une feuille blanche.

On va donc dès le départ adapter son activité pour qu’elle puisse intégrer la consigne et profiter au mieux de ses bienfaits. On réalise un diagnostic du territoire pour le compte de l’ADEME, donc, j’en profite, si un producteur ou distributeur lit ces lignes, je l’invite à réaliser un questionnaire (lien plus bas), ce qui nous sera d’une grande aide.

Pour début 2021 on va avoir besoin d’une belle équipe de bénévoles pour créer ce réseau d’acteurs locaux, les sensibiliser à la démarche, avant de lancer une phase d’expérimentation à grande échelle pour Avril. Avis aux amateurs ! 

[ Pour aller plus loin ]

Mesure de la Convention citoyenne pour le climat sur le retour de la consigne sur les produits alimentaire contenus dans des contenants en verre

https://www.laconsignebordelaise.fr/

 

@laconsignebordelaise

@la_consigne_bordelaise

 

Chez Tyllt, nous allons à la rencontre de différents acteurs pour dialoguer avec eux et aborder leurs impressions et expériences autour de la “caution” (dépôt de garantie). Aujourd’hui, nous échangeons avec Romain Lirot, Président de l’association La Consigne Bordelaise, une alternative à l’usage unique des contenants alimentaires en verre 

1 – Bonjour Romain, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Romain LIROT, 27 ans, j’ai grandi en région parisienne, je me suis installé à Bordeaux en 2016 et je compte y rester encore deux/trois belles années. 

Fraîchement diplômé de KEDGE, je suis notamment le coordinateur et président de l’association La Consigne Bordelaise. On propose une alternative à l’usage unique des contenants alimentaire en verre, ceux utilisés pour la bière, le jus, la confiture par exemple. On propose donc une solution aux producteurs locaux en les intégrant à la filière de réemploi de contenants en verre que l’on va co-créer avec eux.

J’aime dire que je suis un acteur de l’économie circulaire, qui adhère sérieusement à l’idée de l’intérêt collectif. Je pense que si l’on veut répondre aux enjeux auxquels on est d’ores et déjà confrontés, notamment liés au dérèglement climatique, il y a une grande nécessité à coopérer et fédérer les acteurs des territoires. 

2 – Qu’auriez-vous envie de dire sur le principe de la caution ? (on fait référence dans ces questions aux cautions/dépôt de garantie de la vie « courante » : location saisonnière, de skis, de voitures, consignes dans les filières « circulaire », prêts)

C’est un outil formidable qui permet de donner de la valeur au bien qu’on s’apprête à obtenir pour une durée déterminée, plus ou moins courte. Si on s’acquitte d’une somme pour un certain lapse de temps, on a malgré tout conscience que, si l’on rapporte ou rend le bien dans l’état où il a été confié, ce montant sera intégralement rendu. Ce gage incite l’utilisateur à prendre soin de l’objet, du bien dont il aura la responsabilité pendant la durée de son utilisation. En économie circulaire, ça s’apparente à de l’économie de la fonctionnalité. On ne vend pas le produit mais bien son usage. L’entreprise, dans une logique d’économie d’énergie, de ressource, d’allonger la durée de vie du produit va faire en sorte de concevoir un produit durable et adapté à l’utilisation de la cible. Le matériel peut donc être plus coûteux à sa conception, mais sa, longévité va lui permettre d’être plus économe sur le long terme. En rajoutant une caution, on s’assure que l’utilisateur fera de son mieux pour en prendre soin. On l’implique dans la durée de vie du produit, puisque la somme demandée est assez incitative pour qu’il adopte les gestes adaptés pour récupérer sa caution. Attention, il ne faut pas que la somme soit trop contraignante ou effrayante si l’on ne veut pas perdre l’intéressé.

3 – Quelle est votre dernière expérience avec la caution ?

Lors de mes courses dans une épicerie vrac à Bordeaux, pour un pot de crème fraîche.

4 – Vous est-il déjà arrivé de renoncer ou hésiter à un service à cause d’une caution trop élevée ?

Ça n’est pas impossible ! Ou j’ai adapté mon choix en conséquence. 

5 – Quelle émotion génère chez vous le sujet caution ?

C’est une garantie, il faut faire preuve de sérieux si l’on ne veut pas pâtir des conséquences et payer les dommages qu’on aurait alors causés. Seul point noir c’est au niveau des locations immobilières, où il y a un fort taux d’abus de la part des propriétaires, les recours sont longs et très compliqués. 

6 – Dans votre monde idéal, par quoi serait remplacée la caution telle que vous la connaissez ?

La confiance ? 

7 – Voulez-vous nous partager une de vos actualités ? 

Les deux premières adhésions côté producteurs : un de vin, l’entreprise Oé, l’autre est un brasseur amateur de bières artisanales, la Brasserie La Belle Endormie. On s’occupera de la gestion de la collecte, du lavage et du reconditionnement de ses bouteilles commercialisées dans Bordeaux Métropole pour le premier. Pour le deuxième, on part d’une feuille blanche.

On va donc dès le départ adapter son activité pour qu’elle puisse intégrer la consigne et profiter au mieux de ses bienfaits. On réalise un diagnostic du territoire pour le compte de l’ADEME, donc, j’en profite, si un producteur ou distributeur lit ces lignes, je l’invite à réaliser un questionnaire (lien plus bas), ce qui nous sera d’une grande aide.

Pour début 2021 on va avoir besoin d’une belle équipe de bénévoles pour créer ce réseau d’acteurs locaux, les sensibiliser à la démarche, avant de lancer une phase d’expérimentation à grande échelle pour Avril. Avis aux amateurs ! 

[ Pour aller plus loin ]

Mesure de la Convention citoyenne pour le climat sur le retour de la consigne sur les produits alimentaire contenus dans des contenants en verre

https://www.laconsignebordelaise.fr/

@laconsignebordelaise

@la_consigne_bordelaise